Depuis un an le topo guide « A travers la montagne Corse » était posé sur le coin de ma table, c’est vrai ma table est ronde et je ne trouvais plus le coin. J’ai quand même décidé
d’aller, en ce mois de septembre qui s’annonçait beau et ensoleillé, de faire mon enquête. Départ le 9 septembre pour Bordeaux où je laisse la voiture à mon fils, je prends le train pour
Marseille. Arrivée prévue pour 15h15 ! Arrivé à Marseille avec 3h de retard, j’ai cru que j’allais partir en Corse à la nage ! Mais non le bateau était à l’heure :
19h30. Je passe la nuit à dormir et je suis arrivé à Porto-Vecchio à 7h30 le 10 septembre ; un petit coup d’auto-stop avec un breton exilé en Corse depuis 10 ans et me voilà à Conca
(252m) pour le départ du GR20.
Après avoir bu un café au bistrot du coin et pris 3 baguettes de pain (car j’adore le pain), j’ai pris la direction que m’indiquait
le panneau accès GR20 et à 10 h du matin le 10 septembre j’étais sur la direction de Calinzana, terme de mon GR.
La première étape fût l’arrivée au refuge d’I Paliri (1055m) avec un soleil dont je n’ai pas trop l’habitude ! Je
continuais par une suite de montées et descentes avec des paysages plus beaux les uns que les autres. C’est vrai c’était la première étape, et à l’arrivée j’étais assez fatigué, mais le fait de
discuter avec les 4 jeunes femmes randonneuses qui bivouaquaient à côté de moi, toutes infirmières, m’a remis sur pied malgré le beau jeune homme qui était avec elles, et Laurence,
Hélène, Christelle, Patricia et Calixte furent mes compagnons de route, que je n’oublierai pas de si tôt, pour les 5 étapes suivantes, en passant par les refuges de Asinau
(1530m), Usciolu (1750m), Prati (1820m), jusqu’au refuge d’E Capannelle (1586m).
Je quittais ce refuge, où la veille on avait fait un bon repas, avec un beau soleil, pour Vizzavone (920m) où je trouvais
une petite épicerie pour le ravito et je repartais avec l’idée de faire un bivouac aux cascades des Anglais. Je rencontrais 3 jeunes femmes dont une avait un genou plus gros que ma tête et
oui encore 3 infirmières ! Aline, Anne et Fanny, après avoir passé un moment à discuter je trouvais un endroit au bord du torrent pour passer la nuit avec les chevreuils les
sangliers et autres animaux de la Corse. Aline, depuis mon retour m’a envoyé un petit message me disant qu’elle avait fini son GR20 malgré son genou, Bravo Aline ! Le lendemain je décidais
de sauter une étape, pour gagner un jour, dans l’espoir plus tard de monter le Monte Cintu 2706 m plus haut sommet de Corse après 9 h de marche et 1880m de deniv + : ce fût
fait ! Passage au refuge de l’Onda (1430m) le seul a enfermé les campeurs dans un enclos pour les protéger des moutons, chevaux et autres vaches, et arrivée au refuge
de Petra Piana (1842m).
Ce soir là, à Petra Piana je trouvais 2 randonneurs qui vers les 20 h 30 s’apprêtaient à se coucher dans leurs sacs de couchage à la
belle étoile, c’était leur choix ! Marie Claude et Alain, 2 parisiens, ont fait le chemin avec moi jusqu’au bout, et oui c’est ça la randonnée ! Ils faisaient le GR20 pour la
3ème fois je crois, et comme moi pour qui c’était la 1ère fois, ils ont trouvé ces paysages magnifiques. Petra Piana à Manganu fût une des étapes la plus
courte et une des plus belles avec les passages aux lacs de Melu et Capitellu et la brèche du même nom 2225m et grande descente sur le refuge de Manganu (1601m). Un petit
bonjour aux 2 F, Fanny et Fabrice, beaucoup de jeunes sur ce GR entre 20 et 30 ans, on dit que la rando c’est fait pour les anciens, je n’en suis plus si sûr ! De Manganu au refuge
de Ciottulu à i Mori (1991m), la plus longue étape avec le passage à côté d’un des plus beaux lacs, le Lac de Nino (1760m), et la moins difficile sauf à l’arrivée où 500m de
dénivelé positif est nécessaire pour parvenir au refuge perché au milieu des rochers et où je n’ai pas pu voir grand-chose car la pluie, la grêle, le vent et le brouillard sont venus troubler le
beau soleil que j’avais depuis le début du GR. Retrouvailles avec Marie Claude et Alain et de nouveaux amis Etienne, un allemand, et Bertrand et Dominique 2 Lyonnais.
Le lendemain brouillard et grêle au programme d’une étape de 4 h, on décide d’attendre un peu et tous ensemble, on décide
de partir vers le refuge Tighjttu (1683m), traversées de torrents en cru, belles rigolades et les pieds un peu dans l’eau pour atteindre refuge juste à temps pour se mettre à l’abri et
au chaud et en vue du Monte Cintu. Superbe refuge en bois qui a tremblé toute la nuit mais ne s’est pas écroulé ! Le matin au levé, un magnifique soleil sur le Monte Cinto tout recouvert de
grêle, donc impossible d’y monter comme je l’avais prévu. La veille au repas on avait repris des forces avec un breuvage sorti du placard par le gardien et le matin nous étions en pleine forme
pour passer le Cirque de la Solitude ou 300 m de deniv- nous attendaient pour remonter ces 300 m en face par un couloir assez raide où il valait mieux mettre les pieds et les mains,
mais quel paysage !!!!! Très grande descente, avec une traversée de forêt de pins Laricio, vers le refuge d’Ascu Stagnu (1422m), une ancienne station de ski. Le Monte Cinto
étant toujours impraticable avec cette grêle. Au petit matin je repartais, avec une petite pointe de déception, vers le refuge de Carrozzu avec au départ une montée très abrupte vers
le Bocca di Stagnu et la Bocca di a Muvrella (2000m) d’où on peut apercevoir une vue magnifique de la côte et la ville de Calvi. Descente superbe avec des
cascades et un pont suspendu 500 m avant d’arriver au refuge de Carrozzu (1270m)où là encore rencontre avec Bernard et Nelly, une dessinatrice avec beaucoup de talent et pour pas
changer infirmière, à croire qu’elles se sont donnés rendez vous en Corse !
Avant dernier refuge et à une date assez avancée dans le mois de septembre d’où le manque de ravitaillement. Petite distraction avec
le survol d’un hélico faisant l’aménagement du refuge. Le départ le 22 au matin pour le dernier refuge avait déjà un petit goût nostalgique où certains pensaient au lundi pour la reprise du
travail. Une belle étape difficile et une arrivée sur le refuge, où l’on voit le refuge de loin, seul, planté au milieu de la montagne comme pour nous dire voilà c’est le dernier avant la
descente sur l’arrivée. Le refuge d’Ortu di u Piobbu (1520m) avec ses chevaux et une superbe vue sur la mer, coucher de soleil au ras de la mer depuis le balcon où l’on mange. La
gardienne nous a fait, pour nous les derniers arrivant de Conca, des Canistrelli délicieux petits gâteaux secs corses avant de nous endormir pour la dernière fois dans la montagne
Corse.
Au petit matin tout le monde décide de se retrouver en bas autour d’une table dans un restaurant, mais avant 5 h de descente à
travers la superbe forêt de Sambuccu(qui signifie Sureau) et l’arrivée par le sentier muletier à la fontaine de San’Antone à CALINZANA (275m) la fin de ce
GR20.
Après quelques photos prisent sur la place et un bon repas au restaurant, toutes les adresses mail et n° de téléphone chacun est
parti de son côté.
Résultat de mon enquête, après avoir passez 15 jours dans les montagnes Corse, je pense que c’est vraiment une île à découvrir et à
visiter, les gens y sont accueillant et il y a du bon saucisson, du bon pain et il paraît même que la mer est chaude !!!
Un grand bonjour à tous ceux que j’ai rencontrés et dont je n’ai pas retenu les noms. Je pense à Mathieu qui a
dû abandonner à E Capannelle à cause d’une mauvaise tendinite, un savoyard et tous les autres avec qui j’ai passé 5 ou 10 minutes à discuter, qu’ils me laissent un message pour faire
plus connaissance !...........
Un dernier petit mot pour Hélène, ton doudou a fait le GR 20 la dernière photo est pour lui…
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